19 November 2015

columbia

17 November 2015

thank you

ce misto e sa ai amintiri
despre oameni
despre relatii
despre locuri
despre carti
despre muzica
despre filme
parca nu esti terminat
parca mai esti under construction
parca mai exista ceva in tine
parca nu esti vid si lipsit de sens
parca mai esti parte din ceva
ce misto

buhneala

12 November 2015

O

I
Platon - Le Banquet

« Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est actuellement. D’abord il y avait trois espèces d’hommes, et non deux comme aujourd’hui : le mâle, la femelle, et en plus de ces deux-là, une troisième composée des deux autres ; le nom seul en reste aujourd’hui, l’espèce a disparu. c’était l’espèce androgyne qui avait la forme et le nom des deux autres, dont elle était formée. De plus chaque homme était de forme ronde sur une seule tête, quatre oreilles, deux organes de la génération, et tout le reste à l’avenant. […]
Ils étaient aussi d’une force et d’une vigueur extraordinaire, et comme ils étaient d’un grand courage, ils attaquèrent les dieux et […] tentèrent d’escalader le ciel […] Alors Zeus délibéra avec les autres dieux sur le parti à prendre. Le cas était embarrassant ; ils ne pouvaient se décider à tuer les hommes et à détruire la race humaine à coups de tonnerre, comme ils avaient tué les géants ; car c’était mettre fin aux hommages et au culte que les hommes leur rendaient ; d’un autre côté, ils ne pouvaient plus tolérer leur impudence.
Enfin, Zeus ayant trouvé, non sans difficulté, une solution, […] il coupa les hommes en deux. Or, quand le corps eut été ainsi divisé, chacun, regrettant sa moitié, allait à elle ; et s’embrassant et s’enlaçant les uns les autres avec le désir de se fondre ensemble […]
C’est de ce moment que date l’amour inné des êtres humains les uns pour les autres : l’amour recompose l’ancienne nature, s’efforce de fondre deux êtres en un seul, et de guérir la nature humaine. […] Notre espèce ne saurait être heureuse qu’à une condition, c’est de réaliser son désir amoureux, de rencontrer chacun l’être qui est notre moitié, et de revenir ainsi à notre nature première. »


II
Sigmund Freud - Le trait indestructible de la nature humaine

« L’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L’homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous les enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? En règle générale, cette agressivité cruelle ou bien attend une provocation, ou bien se met au service de quelque dessein dont le but serait tout aussi accessible par des moyens plus doux. Dans certaines circonstances favorables en revanche, quand par exemple les forces morales qui s’opposaient à ses manifestations et jusque-là les inhibaient, ont été mises hors d’action, l’agressivité se manifeste aussi de façon spontanée, démasque sous l’homme la bête sauvage qui perd alors tout égard pour sa propre espèce. […]
Abolirait-on le droit individuel aux biens matériels, que subsisterait le privilège sexuel, d’où émane obligatoirement la plus violente jalousie ainsi que l’hostilité la plus vive entre des êtres occupant autrement le même rang. Abolirait-on en outre ce dernier privilège en rendant la vie sexuelle entièrement libre, en supprimant donc la famille, cette cellule germinative de la civilisation, que rien ne laisserait prévoir quelles nouvelles voies la civilisation pourrait choisir pour son développement. Il faut, en tout cas, prévoir ceci : quelque voie qu’elle choisisse, le trait indestructible de la nature humaine l’y suivra toujours. »

Sigmund FREUD, Malaise dans la civilisation (1929), PUF, 1981, pp. 64 -65 et p. 67-68.

09 November 2015

To be, or not to be: that is the question

To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd.

07 November 2015

molecular equilibrium

…a single work reflected through three art forms, an artistic pyramid with three sides, all equal in the eyes of the critic.

05 November 2015

ea

ea vrea sa fiu perfecta
sa fiu fericita
sa fiu dimineata

eu nu sunt asta
sunt ce sunt
sunt neadecvata

ea sufera intens
sufera si ma doare
sufera si ma satur

02 November 2015

epistem

epistemul e ansablul discursurilor, conduitelor si practicilor formulate la un moment precis al istoriei

epistemologia e stiinta cunoasterii

relatii

tehnologie
timp
moarte
apreciere
egou
construirea identitatii
adoptie
devenire
natura
mitologie
foc
uitare
trei tipuri de memorie: ADN, din experienta, din tehnologie
mediere
Heidegger
intermediere
dans le monde de mythos (μῦθος) il n'y a pas de separation entre physis (ϕ́υσις) et tekne (τεχνη)

dans le monde de logos (λόγος) il y a separation entre physis (ϕ́υσις) et tekne (τεχνη)